Dans « une vie antérieure » à Flourens, il m’a été donné d’être présent sur le terrain comme bon nombre de mes comparses, nouveaux arrivants des années 70/80 (de 1976 à 1989 précisément) qui comme moi ont eu le désir de créer, de s’impliquer, de bâtir quelque chose sur leur lieu de vie.
C’est essentiellement au travers d’idées neuves et révolutionnaires pour l’époque qu’ont vu le jour, entre autre, des activités sportives inexistantes et qui, pour certaines d’entre elles, perdurent encore aujourd’hui.
Je ne crains pas de dire que je suis à l’origine du CSL (Comité Sports et Loisirs de Flourens) qui a proposé des randonnées montagne, l’encadrement football de nos jeunes et ultérieurement la création la l’ASFDL, un club de tennis, la gymnastique volontaire mixte, des rallyes découverte, une section informatique, la section pétanque, concours photos… sans oublier les sorties ski, vélo, canyonning, les soirées ping-pong, les escapades du dimanche au Pas de
Par ailleurs, à mes heures j’ai œuvré au sein du Comité des Fêtes à deux reprises (76/79 - 2002/2004) avec tout ce que cela implique de présence et d’animation.
Ce rôle d’initiateur, de dirigeant et d’acteur ne m’a pas fait que des amis !
Fougueux, impétueux, impatient, j’ai donné l’image d’un homme certes engagé mais aussi difficile à vivre tant mon niveau d’exigence appliqué d’abord à moi-même puis, par ricochet, aux autres, a pu être vécu comme trop élevé. Je ne peux tout de même pas aller jusqu’à m’en vouloir d’avoir trop fait !
Mes détracteurs ont pris un certain et malin plaisir à noircir le tableau lorsqu’il s’est agi d’évincer le gêneur que j’étais devenu occupant trop de place.
Il a été facile alors de m’affubler d’adjectifs aussi élogieux que caractériel (j’ai du caractère !), extrémiste (j’ai pour habitude d’aller au bout de mes entreprises), dictateur (il faut parfois un meneur d’hommes et d’actions pour faire évoluer les mentalités). « La critique est aisée, l’art est plus difficile ! »
Aujourd’hui, loin du tumulte de la jeunesse, marqué moi aussi par les événements douloureux de la vie, soucieux d’être en concordance avec mes valeurs, mes buts, et mes actions, à l’écoute de toutes ces différences qui font que l’on s’enrichit forcément au contact de l’autre, sans renier aucune de mes actions passées, j’ai acquis une sérénité certaine et un recul suffisant pour aborder les sujets d’importance ; cela se nomme sûrement l’expérience.
Tout en conservant jalousement cet instinct de battant, un dynamisme à toute épreuve et une foi en mon prochain, je reste persuadé que Flourens est à la porte de tous les possibles. Cette vitalité qui m’anime, je la voue à notre commune avec pour seul et unique but que je tente de faire partager avec ardeur : faire que Flourens soit un village avec une âme, une motivation, un lieu de vie.
C’est donc avec calme et détermination que je poursuis mon but associé à toutes celles et ceux qui m’accompagnent bien souvent dans l’ombre depuis de nombreuses années. Je ne cesserai de rappeler que Flourens et le bien-être de ceux qui y vivent sont au cœur de nos préoccupations.
Je puis également assurer que mes démarches passées ou actuelles n’ont aucun lien avec la politique quelle qu’elle soit.
Mes engagements et mes projets sont basés sur le devenir de Flourens et de ses concitoyens ; je laisse à d’autres le soin de s’imbriquer, de s’impliquer dans des idéologies qui n’ont pas lieu d’être dans notre village.
Maladroit à mes débuts, imparfait (qui ne l’est pas ?), mais toujours présent pour accompagner, innover, donner l’impulsion, créer la dynamique, servir la cause générale, ouvrir des horizons nouveaux, soutenir un projet d’envergure, être responsable de ses engagements, je n’ai changé que pour mieux canaliser l’énergie qui est la notre et pour offrir à Flourens un futur ambitieux.