Nostalgie quand tu nous tiens !
« Le cadre exact de la vie locale, facteur d’équilibre pour notre société, se situe surtout au niveau de la commune. Le progrès technique, les facilités de communication, loin de rapprocher les hommes, les isolent parfois davantage et rendent encore plus nécessaire la promotion de structures administratives calculées à la mesure humaine et qui n’éloignent pas le responsable du citoyen.
La véritable démocratie ne s’administre bien que de près.
Je crois, pour ma part, que nous aurons réussi dans notre mission lorsque nous aurons tissé, au sein de notre collectivité, ces liens de solidarité qui font qu’un homme ne se sent plus seul isolé dans son milieu.
Lorsque nous aurons donné à chacun la possibilité de s’évader de ses contraintes professionnelles, d’ouvrir son esprit sur tout ce qui est beau et digne d’être aimé, de lui permettre ainsi, au hasard de ses promenades, de se libérer, de rêver, de prendre conscience que son être est profondément imprégné du charme et des mystères d’une commune qui a une âme. Cette solidarité, cette chaleur humaine, ce rêve, cet épanouissement de l’esprit et du corps en un mot, cette évasion du carcan de notre société moderne, c’est tous les jours que nous essayons, ensemble, de les promouvoir »
Article paru dans l’Editorial Communal d’Avril 1983.
Bien belles phrases, sans aucun doute sincères, auxquelles nous avons crues, mais qui aujourd’hui semblent bien loin de la réalité.