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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 07:00

 

 

  Image1.jpg

 Jamais plus nous ne rirons ensemble, mais pour toujours je sais que nous avons ri.

 

ACCOMPAGNEMENT
 
 
Le soir du 21 décembre 2006, j’ai vu la femme que j’aimais depuis trois ans, terrassée par la folie meurtrière d’un homme.
 
Aujourd’hui je puis dire, que depuis 12 mois j’ai attendu qu’elle revienne.
 
Lorsque nous imaginons que notre amour puisse mourir ; nous nous attendons peut-être à recevoir un choc.
Nous ne nous attendons pas à ce que ce choc oblitère tout, disloque le corps comme l’esprit.
Nous nous attendons peut-être à être prostrés ; inconsolables, fou de chagrin.
Nous ne nous attendons pas à être littéralement fous.
 
La disparition de celle que j’ai aimée m’a confronté à deux deuils : celui de la personne qui est partie et celui de la paire que nous formions.
Dans le couple, (il y a moi, il y a toi, il y a nous), cette tierce entité, « qui est nous » et que la mort vient y mettre une fin définitivement.
C’est pourquoi, avec la mort de l’être aimé meurt une partie de notre identité.
 
Que reste-il de mon amour ?
 
A cette question, la déchirure m’aveugle : elle est morte et je vis.
Elle est morte. Et moi vivant, je continu de l’aimer, alors même qu’elle a quittée cette vie.
Une certitude s’est fait jour, s’est enracinée.
A jamais nous sommes séparés. Mais pour toujours ce que nous avons vécu vit en moi.
A la lumière de mon grand dénuement, j’apprends l’amour qui se cultive sans la nourriture d’une réponse visible.
 
Que reste –il de notre amour ?
 
L’amour lui-même et la gratitude, comme une eau vive. L’envie de dire merci.
Et puis, il me reste, étrangement, ces pages écrites au cours des jours et semaines qui ont suivi sa mort.
 
Perdre son conjoint, ce n’est pas faire face à un deuil mais à une multitude : toutes ces  « premières fois » sans l’autre sont autant de piqûres acides qui ne cessent d’agacer ma blessure.
La première nuit dans le lit vide dont j’évite de froisser le coté inoccupé.
Le premier diner en solitaire.
La première réunion en famille.
Et tous ces : « si j’avais eu le temps…. », « Si j’avais su… ».
 
Aujourd’hui, ma joie de vivre est redevenue.    Différence ?
Elle n’est plus inconsciente, mais réfléchie.
J’ai pressé le malheur jusqu’à en extraire un jus inattendu : l’optimisme,l’optimisme lucide.
L’optimisme volontaire, de celui qui tant que ce sera possible, écartera les larmes par le sourire.
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